Guide piéton

Non, le piéton n’a pas toujours raison.

La règle des 50 mètres (R412-37)

S’il existe un passage piéton à moins de 50 mètres, le piéton est obligé de l’utiliser. Traverser à côté est une infraction. Il doit aussi tenir compte de la visibilité, de la distance et de la vitesse des véhicules avant de traverser.

Traversée perpendiculaire (R412-39)

Hors des intersections, le piéton doit traverser perpendiculairement à l’axe de la chaussée. Traverser en diagonale est interdit.

Feux piétons (R412-38)

Quand un feu piéton règle la traversée, le piéton ne s’engage qu’au feu vert. Traverser au rouge est une infraction.

Trottoirs et chaussée (R412-34)

Trottoir obligatoire quand il existe. Sans trottoir, on marche du côté gauche de la route, face aux véhicules.

Priorité sur passage piéton (R415-11)

Sur un passage, le piéton engagé ou manifestant l’intention de traverser a la priorité : le conducteur qui force risque 135 € et 6 points. En dehors du passage, pas de priorité automatique.

Sanctions pour le piéton

Toutes les infractions piétonnes relèvent de la 1re classe (article R412-43) : amende forfaitaire de 4 €, majorable à 7 €. Rarement verbalisé en pratique. Mais en cas d’accident, la faute du piéton peut réduire ou supprimer son indemnisation.

Piéton contre voiture, piéton contre vélo : deux régimes

Face à une voiture, la loi Badinter (1985) protège le piéton même fautif, sauf faute inexcusable : il est presque toujours indemnisé.

Face à un vélo, c’est le droit commun : la faute du piéton réduit directement son indemnisation. La protection est moins forte.